La réalisation commune d’un diagnostic et la définition d’objectifs permettent de donner du sens au projet à réaliser ensemble. Il est nécessaire également de se définir un cadre de fonctionnement autour du projet, qui permet de
- Quelques clés d’une gouvernance partagée :
- Clarifier qui décide quoi ? Qui pilote politiquement ? Qui est le pilote opérationnel ? Choisir un processus de décision
- Préciser le rôle et la place de chaque type d’acteurs
- Favoriser le dialogue élus/acteurs
- Co-construire un cadre de sécurité
- Cultiver une posture qui favorise la coopération
- La création d’un groupe pluri-acteurs pour échanger, adapter, ajuster et faire évoluer la politique jeunesse avec agilité. Ce groupe sera d’autant plus efficace si son fonctionnement permet la reconnaissance des richesses du groupe, si les participants trouvent leur place dans la co-construction, si l’accent est mis autant sur le « chemin » que sur le résultat. Il est intéressant pour le groupe d’adopter une pédagogie de l’erreur, et d’accepter d’être des personnes et des structures apprenantes.
- La clarification de la place et de l’implication des partenaires institutionnels tout au long de la démarche projet (hors évaluation) ? Quelle coordination entre eux et avec le territoire ? Quelle information partagée sur les dispositifs et appui d’ingénierie des trois institutions (CAF/CD67/Etat) au service des territoires ?
- La mission de coordination est une fonction levier et devrait s’inscrire dans une coordination globale de la politique jeunesse et pas seulement sur le temps libre. Le coordonnateur dispose d’une vision globale du système local (acteurs, relations, enjeux, alliés, antagonistes, environnement…). Il anime la dynamique partenariale ; Il est souhaitable qu’il puisse disposer d’une :
- Connaissance du territoire
- Capacité à mobiliser les moyens financiers et techniques
- Volonté de travailler dans un esprit collaboratif et faire coopérer des acteurs
- Capacité à organiser la transversalité lorsque les actions sont transversales
Les difficultés de cette mission de coordination :
- Disposer de compétences techniques et relationnelles multiples.
- Gérer des dimensions temporelles différentes (temps des jeunes, des acteurs, des élus).
- Gérer la complexité : mettre en place des relations qui permettent aux jeunes de se construire en prenant leur autonomie vers la vie adulte, « Faire avec » des acteurs locaux chargés d’enjeux qui vont au-delà de la jeunesse (histoire, pouvoir, relations…), animer une politique transversale où la jeunesse est un enjeu pour différents domaines de l’action publique (logement, mobilité, santé, social, citoyenneté, emploi…), favoriser la prise en compte de la jeunesse dans une société qui bouge et se complexifie,…
